IPJ Paris-Dauphine PSL
IPJ IPJ

Georges Malbrunot, IPJ 86, monomaniaque du monde arabe

Georges Malbrunot (IPJ 1986) est grand reporter au Figaro. C’est par le journalisme qu’il a pris le « virus du monde arabe. »


Georges Malbrunot, IPJ 86, monomaniaque du monde arabe

Georges Malbrunot (IPJ 1986) est grand reporter au Figaro. C’est par le journalisme qu’il a pris le « virus du monde arabe. »

Georges Malbrunot est grand reporter au Figaro. C’est par le journalisme qu’il a pris le « virus du monde arabe. »

Que dire que l’on ne connaisse pas déjà à propos de Georges Malbrunot ? Sa détention par l’Armée islamique en Irak, en 2004, l’a consacré aux yeux du grand public comme spécialiste des pays arabes. Difficile de trouver une passion cachée chez cet homme qui vient d’atteindre la cinquantaine. Car il avoue : « Je suis un monomaniaque. » 



Adolescent, rien ne le prédestinait à parcourir les pays du sud de la Méditerranée. Des parents agriculteurs à Vichy, dans l’Allier, une jeunesse « passée dans les jupes de [sa] mère », et une passion pour le football. A l’université, il se lie d’amitié avec des Africains et commence à s’intéresser à l’Afrique. C’est le journalisme qui a poussé Georges Malbrunot à s’intéresser au Moyen-Orient. Trois ans après sa sortie d’IPJ, il se rend une première fois en Israël, à Jérusalem. C’était en 1989, lors de la première Intifada. « J’ai pris le virus à ce moment-là », se rappelle-t-il. 



Georges Malbrunot évoque ses aventures avec passion, le regard dans le vide, comme s’il s’y voyait encore. Avec son léger cheveu sur la langue, il raconte son arrivé à Haïfa, sur la côte israélienne, pour s’installer durablement au Proche-Orient. C’était le 20 janvier 1994, juste après les accords d’Oslo. Au volant de sa 205, l’autoradio jouant du Michel Sardou, il commence alors à découvrir la région qu’il va habiter pendant onze ans. A l’époque, il est pigiste pour de nombreux journaux français et une radio, Europe 1. « J’ai été un roi du pétrole pendant quelques années », se souvient-il. « Avec les Accords d’Oslo et la création de deux entités (l’Autorité palestinienne et Israël, ndr), j’ai vu qu’il y avait une niche. Je me suis dit qu’il fallait y rester. C’était de l’opportunisme calculé. » 



Georges aime « sortir des scoops » : la piste chiite dans l’assassinat du premier ministre libanais, Rafic Hariri. Ou les contacts secrets entre la France et le Hamas en 2008. Son ami Christian Chesnot, compagnon d’infortune en Irak, l’affirme : « Georges a beaucoup de punch dans ses enquêtes. » 



En 2004, les deux hommes sont pris en otage par l’Armée islamique en Irak. Ils sont libérés après quatre mois de détention. A l’évocation de ce souvenir, Georges Malbrunot préfère parler « d’accident du travail. » Christian Chesnot, lui, relativise : «  Ça l’a marqué plus qu’il ne le dit. C’était plus qu’une parenthèse.  » 



Mais ce moment difficile ne l’a pas éloigné de sa passion. « Au contraire », précise-t-il. Il continue donc à se rendre dans ces pays dont il couvre l’actualité. Bagdad, Jérusalem, Damas, Le Caire, quand Georges cite ces villes, il reprend son air rêveur… 



Bio



1986 : diplômé de l’Institut Pratique du Journalisme 1986-1994 : piges pour l’AFP. CDD à La Croix 1994 – 2004 : correspondant pour des médias français à Jérusalem puis Bagdad Août 2004 – Décembre 2004 : otage de l’Armée islamique d’Irak avec Christian Chesnot



Suivez le blog « l’Orient indiscret » de Georges Malbrunot  Twitter :@malbrunot



Boris HALLIER (34ème promotion, 2011-2013)


Lu 2855 fois

Anciens | Concours | Etudier à IPJ | Apprentissage | Vie étudiante | Prix | L'institut | Contact | Conférences, événements